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Accueil/Ondes et son/Analyse modale d’une poutre d’Euler–Bernoulli

Analyse modale d’une poutre d’Euler–Bernoulli

Les trois premiers modes de flexion : valeurs propres λ issues des conditions aux limites ; f ∝ (λ/L)²√(EI/μ). Appuis simples, console, encastrements.

Poutre et matériau (Euler–Bernoulli)

8 m
4200000 N·m²
48 kg/m

ω_n = (λ_n/L)² √(EI/μ). Appui simple–appui simple : λ_n = nπ. Console / encastrement : λ_n d’après les tables (cos λ cosh λ = ±1).

Limites et mode

1

Raccourcis clavier

  • •Choisissez la condition aux limites et le mode 1–3

Mesures

LimitesAppui simple–appui simple
λ (mode)3.1416
f_n (ce mode)7.260 Hz
ω_n45.62 rad/s
f₁7.260 Hz
f₂29.040 Hz
f₃65.341 Hz

À propos du modèle

L’analyse modale d’une poutre d’Euler–Bernoulli décrit les oscillations de flexion libres d’une poutre mince : elles obéissent à EI ∂⁴w/∂x⁴ + μ ∂²w/∂t² = 0, où EI est la rigidité de flexion, μ la masse linéique. Les solutions sont des modes propres : chaque déformée w_n(x) oscille à sa fréquence propre. Les conditions aux limites (appui simple–appui simple, console, encastrement–encastrement) fixent les λ_n admissibles ; la fréquence f_n ∝ (λ_n/L)² √(EI/μ). Pour une poutre sur appuis simples, λ_n = nπ et les déformées sont des sinus. Simplifications de la théorie : élasticité linéaire, petites flèches, ni cisaillement ni inertie de rotation (contrairement à Timoshenko), pas d’amortissement. À l’écran, l’axe non déformé et la déformée normalisée du mode choisi ; on fait varier L, EI, μ et le type d’appuis.

Public : Dynamique des structures et oscillations des milieux continus en licence : modes de flexion d’une poutre.

Notions clés

  • poutre d’Euler–Bernoulli
  • mode propre
  • conditions aux limites
  • fréquence propre
  • rigidité de flexion
  • analyse modale
  • console

Comment ça marche

La flexion d’une poutre d’Euler–Bernoulli donne un spectre discret : ω_n = (λ_n/L)² √(EI/μ), où λ_n vient des conditions aux limites (pour les appuis simples, λ_n = nπ). À l’écran, les trois premières déformées — appuis simples, console ou double encastrement. Plus la poutre est raide ou légère, plus les fréquences propres sont hautes.

Formules

EI w′′′′ + μ ω² w = 0 → w(x) ∝ sin(nπx/L) pour appui simple–appui simple ; λ_n issu d’équations transcendantes pour les autres extrémités.

ω_n = (λ_n/L)² √(EI/μ),   f_n = ω_n/(2π).

Questions fréquentes

Pourquoi la fréquence croît-elle avec le rang du mode ?
Les modes élevés sont plus courts en longueur d’onde effective, et f ∝ 1/λ². La poutre doit se courber plus fortement, la force de rappel est plus grande — les oscillations sont plus rapides.
En quoi une vraie poutre diffère-t-elle de ce modèle ?
Il y a un amortissement interne. Pour les poutres épaisses, il faut le cisaillement et l’inertie de rotation (Timoshenko). Les grandes flèches donnent une non-linéarité géométrique, absente ici.
Pourquoi un ingénieur a-t-il besoin des modes de flexion ?
Pour ne pas tomber en résonance : si la fréquence de la charge (une machine, le vent, des pas) coïncide avec une fréquence propre, l’amplitude croît. On dimensionne ainsi poutres, ponts, ailes et MEMS.
Pourquoi la fréquence fondamentale d’une console est-elle plus basse que celle d’une poutre à deux encastrements ?
Deux encastrements rendent la rigidité de flexion plus grande que celle d’une console à extrémité libre. La fréquence croît comme √(rigidité/masse), donc f₁ de la poutre encastrée est plus élevée.