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Accueil/Thermodynamique/Mélange de gaz et entropie

Mélange de gaz et entropie

Deux gaz d’abord séparés, puis mélangés ; ΔS = 2nR ln 2 pour des volumes et des quantités de matière égaux.

Cloison

Deux gaz parfaits A et B, même nombre de moles, mêmes T et P, chacun dans un volume V. Retirer la paroi double le volume accessible à chaque constituant. Pour des gaz discernables, ΔS = n_A R ln 2 + n_B R ln 2.

Raccourcis clavier

  • •Retirez la cloison pour mélanger les gaz
  • •La réinitialisation replace la paroi et sépare les gaz

Mesures

n par constituant (modèle)28
ΔS = 2nR ln 238.816
Formule de mélange (même valeur)38.816

À propos du modèle

Le mélange de deux gaz parfaits distincts à température constante augmente l’entropie : une fois la cloison ôtée, chaque gaz occupe tout le volume. Pour des quantités de matière égales et des volumes initiaux égaux, ΔS = 2nR ln 2, car pour chaque constituant ΔS_i = nR ln(V_fin/V_init) = nR ln 2. Le récipient est rigide, le processus isotherme ; pas de forces intermoléculaires. Si les gaz sont identiques, le décompte classique donne le paradoxe de Gibbs — ici les constituants sont discernables. Le mélange est irréversible : séparer exige du travail.

Public : Première, terminale et thermodynamique générale : entropie, irréversibilité, second principe.

Notions clés

  • entropie
  • gaz parfait
  • second principe de la thermodynamique
  • processus isotherme
  • paradoxe de Gibbs
  • processus irréversible
  • entropie de mélange

Comment ça marche

Le mélange de gaz parfaits distincts à T constante augmente l’entropie, parce que chaque espèce se répand dans un volume double : ΔS = 2nR ln 2 pour des n et V égaux. Une cloison partage le récipient ; une fois ôtée, les constituants occupent 2V. Pour des particules identiques, il faut le traitement quantique du paradoxe de Gibbs ; ici, le cas classique de gaz discernables.

Formules

ΔS = n_A R ln(V_f/V_i) + n_B R ln(V_f/V_i) · y_i = n_i / (n_A+n_B)

Questions fréquentes

Pourquoi ΔS = 2nR ln 2, et non zéro ? La pression s’égalise pourtant.
L’augmentation d’entropie vient du volume accessible plus grand, pas d’un écart de pression. Au départ, chaque molécule est confinée dans une moitié du récipient ; après mélange, elle peut se trouver n’importe où dans le volume total : le nombre de micro-états croît. On aurait zéro pour des gaz identiques — c’est le paradoxe de Gibbs.
Le mélange est-il réversible ? Peut-on séparer les gaz sans travail ?
Non : le mélange représenté est irréversible. Pour retrouver les gaz purs, il faut du travail (cloisons semi-perméables, séparation) et céder de la chaleur. Spontanément, l’entropie du système ne diminue pas.
La température change-t-elle au mélange ?
Dans ce modèle, T est constante : on isole la contribution du volume à l’entropie. Pour des gaz parfaits en détente libre, l’énergie interne et la température ne changent pas. Pour des gaz réels, un léger effet Joule-Thomson est possible.
Qu’est-ce que le paradoxe de Gibbs ?
Si l’on mélange formellement deux gaz parfaits identiques, la formule classique donne encore ΔS = 2nR ln 2, alors que l’état macroscopique n’a pas changé. Le bon traitement de l’indiscernabilité des particules supprime cette entropie en trop. Ici les gaz sont discernables : la formule s’applique.