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Accueil/Thermodynamique/Détente de Joule

Détente de Joule

Gaz parfait dans le vide : Q = W = ΔU = 0 ; ΔS = nR ln 2 lorsque le volume double.

Expérience de pensée

Gaz parfait dans le vide : travail nul, pas d’échange de chaleur avec le milieu pour le gaz ⇒ ΔU = 0 ⇒ la température ne change pas. L’entropie croît : le volume accessible double, ΔS = nR ln(V_f/V_i) = nR ln 2 pour cette géométrie (1 mol en SI).

Mesures

Q0
W0
ΔU (parfait)0
ΔS (1 mol)5.76 J/K

À propos du modèle

La détente de Joule (détente libre) : un gaz parfait quitte la moitié d’un récipient calorifugé et passe dans le vide après retrait de la cloison. La pression extérieure est nulle, donc le travail W = 0 ; les parois sont adiabatiques, Q = 0 ; d’après le premier principe, ΔU = 0. Pour un gaz parfait, U ne dépend que de T, donc la température ne change pas. Le processus est irréversible : lorsque le volume double, ΔS = nR ln(V₂/V₁) = nR ln 2. On calcule l’entropie le long d’un chemin isotherme réversible entre les mêmes états. Modèle : particules ponctuelles, parois rigides adiabatiques, retrait instantané de la cloison.

Public : Thermodynamique d’introduction : premier et second principes, entropie, irréversibilité.

Notions clés

  • détente de Joule
  • détente libre
  • premier principe de la thermodynamique
  • entropie
  • gaz parfait
  • processus irréversible
  • énergie interne

Comment ça marche

On retire la cloison : le gaz parfait remplit tout le récipient. Q = 0, W = 0, donc ΔU = 0 et la température ne change pas. L’entropie croît : ΔS = nR ln 2 lorsque le volume double. À l’écran, les particules occupent les deux moitiés ; l’énergie cinétique moyenne est la même, le volume accessible est plus grand.

Questions fréquentes

Si la température ne change pas, pourquoi la détente est-elle irréversible ?
L’irréversibilité concerne le chemin et l’entropie de l’Univers, non le retour de T. L’entropie du gaz croît (ΔS > 0). Pour ramener le volume de façon réversible, il faut du travail et un rejet de chaleur ; pour la détente libre initiale, la somme des ΔS du système et du milieu est positive.
Pourquoi le travail est-il nul si le gaz se détend ?
Le travail contre la pression extérieure : W = ∫ P_ext dV. Dans le vide, P_ext = 0, donc W = 0, même si les molécules se répandent dans le récipient.
Comment l’entropie croît-elle si Q = 0, alors que dS = đQ_rév / T ?
La formule avec la chaleur ne vaut que pour un chemin réversible. Entre les mêmes états d’un gaz parfait, on prend une détente isotherme réversible : ΔS = nR ln(V₂/V₁). L’entropie est une fonction d’état.