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Accueil/Optique et lumière/Mélange des couleurs

Mélange des couleurs

Mélange additif RGB et soustractif CMY.

RGB additif

200
120
80

Mélange de lumières colorées : plus une voie est haute, plus cette primaire compte. Blanc = les trois élevées.

Raccourcis clavier

  • •Modèle additif — émission (écrans)
  • •Soustractif — pigments / impression

Mesures

R200
G120
B80
Hex#c87850

À propos du modèle

Le mélange des couleurs suit deux schémas. Mélange additif RGB : les lumières rouge, verte et bleue s’ajoutent (écrans, projecteurs) ; les trois voies à pleine intensité donnent le blanc. Mélange soustractif CMY : le cyan, le magenta et le jaune retranchent chacun une primaire du blanc (filtres, impression) ; les trois ensemble donnent idéalement le noir. Modèle simple de pigment : R = 255(1−C), G = 255(1−M), B = 255(1−Y). Les encres réelles ne sont pas idéales, d’où le noir supplémentaire (K). Le métamérisme et la non-linéarité de l’écran ne sont pas pris en compte.

Public : Collège et lycée : mélange additif et soustractif, RGB et CMY.

Notions clés

  • mélange additif
  • mélange soustractif
  • RGB
  • CMY
  • couleurs primaires
  • couleurs complémentaires
  • perception des couleurs

Comment ça marche

Le mélange additif vaut pour les écrans qui émettent : rouge, vert et bleu s’ajoutent. Le soustractif vaut pour les pigments et l’impression : cyan, magenta et jaune retranchent une partie du spectre réfléchi par le papier blanc. Le modèle R = 255(1−C), G = 255(1−M), B = 255(1−Y) décrit des filtres idéaux sous lumière blanche.

Formules

Additif : couleur = niveaux (R, G, B) de lumière
Soustractif (simple) : R = 255(1−C), G = 255(1−M), B = 255(1−Y)

Questions fréquentes

Pourquoi les primaires de la lumière sont-elles RGB, alors qu’on parle souvent de « rouge–jaune–bleu » pour les peintures ?
Rouge–jaune–bleu est le jeu habituel du peintre, mais il couvre moins bien l’espace des couleurs. En impression, les primaires soustractives sont le cyan, le magenta et le jaune : chacune éteint une des RGB.
Pourquoi lumière rouge + verte donne du jaune, alors que peintures rouge et verte donnent du brun ?
La lumière s’ajoute : les cônes sensibles au rouge et au vert sont excités ensemble, ce qui est perçu comme du jaune. Les peintures retranchent : le rouge absorbe le vert et le bleu, le vert absorbe le rouge et le bleu ; ensemble elles ne réfléchissent presque plus rien — un brun sombre.
Pourquoi l’imprimante a-t-elle encore une cartouche noire si CMY donne déjà du noir ?
Des filtres CMY idéaux donnent du noir ; les encres réelles, un brun sale. Un noir séparé (K dans CMJN) donne un texte dense et économise la couleur.
Qu’appelle-t-on ici « blanc » ?
En additif, le blanc c’est les trois voies au maximum. En soustractif, le blanc c’est le papier (ou l’écran) avant les filtres : rien n’est retranché.