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Accueil/Optique et lumière/Onde évanescente en réflexion totale

Onde évanescente en réflexion totale

Au-delà de l’angle limite, le champ pénètre dans le milieu moins réfringent sur une profondeur de l’ordre de la longueur d’onde.

Interface

1.52
1
48°
532 nm

Si θ₁ > θ_c, les champs dans le milieu moins réfringent s’atténuent comme e−z/δ avec δ ~ 1/k₀√(n₁²sin²θ₁ − n₂²). L’optique de champ proche et la réflexion totale « frustrée » utilisent cette queue.

Mesures

θ_c41.14°
Réfl. totale ?oui
δ (est.)161.2 nm

À propos du modèle

L’onde évanescente en réflexion totale : l’énergie ne part pas, en moyenne, dans le second milieu, mais le champ ne s’arrête pas à l’interface : dans le milieu moins réfringent existe une onde évanescente (inhomogène). D’après la loi de la réfraction, si θ_i > θ_c = arcsin(n₂/n₁), le sinus de l’angle réfracté est formellement plus grand que 1 ; la composante normale du vecteur d’onde devient imaginaire, et le champ se comporte comme E(z) ∝ exp(−z/d_p). La profondeur de pénétration d_p = λ / (4π √(n₁² sin²θ_i − n₂²)) croît à l’approche de θ_c et est proportionnelle à λ. Modèle : diélectriques idéaux, onde plane monochromatique, interface plane. On fait varier n₁, n₂, λ et l’angle d’incidence. Le décalage de Goos-Hänchen et l’absorption ne sont pas représentés.

Public : Licence, optique ondulatoire et électromagnétisme : champ au-delà de l’interface en réflexion totale.

Notions clés

  • réflexion totale
  • onde évanescente
  • profondeur de pénétration
  • angle limite
  • indice de réfraction
  • loi de la réfraction

Comment ça marche

Sur le schéma, milieu plus réfringent à gauche, moins réfringent à droite. Si θ_i > θ_c, il n’y a pas de rayon réfracté, et dans le milieu moins réfringent le champ s’atténue comme exp(−z/d_p). Les curseurs n₁, n₂, θ et λ changent l’angle limite et la profondeur. Estimation pour une onde plane ; un faisceau réel a un décalage de Goos-Hänchen et une largeur finie.

Questions fréquentes

L’onde évanescente emporte-t-elle de l’énergie à travers l’interface ?
Dans des diélectriques idéaux et pour une onde plane infinie, le flux moyen normal à l’interface est nul : le champ emmagasine une énergie réactive près de la surface. Si l’on approche un troisième milieu ou une molécule, le couplage avec ce champ donne une réflexion totale frustrée — l’énergie part alors.
À quoi sert la profondeur de pénétration en pratique ?
Le champ s’atténue sur une échelle ~λ et n’interroge que la couche superficielle. En microscopie TIRF, on excite la fluorescence dans ~100 nm à partir du verre. Dans les capteurs à fibre, le milieu extérieur modifie la queue du champ, donc le signal transmis.
Que manque-t-il à l’onde plane du cours ?
Un faisceau réel est fini : apparaît le décalage de Goos-Hänchen, une partie de l’énergie peut « sauter » un interstice étroit. Si le second milieu absorbe (n complexe), l’onde évanescente le chauffe — c’est le principe de la spectroscopie par réflexion totale atténuée (ATR).
Comment la longueur d’onde influe-t-elle sur la pénétration ?
d_p est directement proportionnelle à λ. À angle et indices égaux, le rouge va plus loin dans le milieu moins réfringent que le bleu. C’est explicite dans d_p = λ / (4π √(n₁² sin²θ_i − n₂²)).