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Accueil/Thermodynamique/Dilatation thermique

Dilatation thermique

Allongement linéaire ΔL = α L₀ ΔT ; comparaison d’une tige de référence et de la longueur après chauffage ou refroidissement.

Paramètres de la tige

120 mm
20 °C
40 K
1.2

Pour beaucoup de métaux, α est de l’ordre de 10⁻⁵ K⁻¹. Le refroidissement (ΔT négatif) raccourcit la tige. La dilatation volumique d’un corps isotrope vaut souvent ≈ 3α par degré (non représentée ici).

Mesures

ΔL0.0576 mm
L120.058 mm
Déformation ΔL/L₀0.0480 %

À propos du modèle

La dilatation thermique : la longueur d’une tige varie avec la température selon ΔL = α L₀ ΔT, où α est le coefficient de dilatation linéaire et L₀ la longueur à la température initiale. À l’écran, une tige de référence est comparée à la tige chauffée ou refroidie. À l’échelle microscopique, l’augmentation de la distance interatomique moyenne vient de l’anharmonicité du potentiel. Le modèle est linéaire : α constant, matériau isotrope ; les contraintes qui apparaîtraient si la dilatation était empêchée ne sont pas représentées. On fait varier L₀, ΔT et α.

Public : Collège et lycée : dilatation linéaire ; introduction aux déformations thermiques.

Notions clés

  • dilatation thermique linéaire
  • coefficient de dilatation linéaire
  • variation de longueur ΔL
  • variation de température ΔT
  • longueur initiale
  • contraction thermique
  • anharmonicité

Comment ça marche

La plupart des solides se dilatent un peu à la chauffe : la variation relative de longueur est proportionnelle à la variation de température, ΔL/L₀ = α ΔT, dans le régime linéaire. À l’écran, une tige de référence de longueur L₀ est comparée à la tige après ΔT ; les coefficients α diffèrent d’un matériau à l’autre. Un ΔT négatif raccourcit la tige.

Questions fréquentes

Un trou dans un anneau métallique s’agrandit-il ou se rétrécit-il à la chauffe ?
Le trou s’agrandit. Toutes les dimensions linéaires, y compris le diamètre de la cavité, croissent comme ΔL = α L₀ ΔT. Le métal ne « pousse pas vers l’intérieur » du trou : on obtiendrait la même chose en découpant par la pensée un disque et en le chauffant à part.
Pourquoi des joints de dilatation sur les ponts et les voies ferrées ?
Ce sont des jeux pour l’allongement à la chauffe et le raccourcissement au refroidissement. Sans eux, le rail ou la travée butent contre les appuis : d’énormes contraintes de compression apparaissent, avec risque de flambage et de rupture.
Le coefficient α est-il constant à toute température ?
Non, c’est une approximation. Dans un domaine modéré, on le tient pour constant ; pour de grands écarts de T ou un calcul précis, on prend α(T).
Pourquoi des matériaux différents s’allongent-ils différemment pour le même ΔT ?
La valeur de α tient à la rigidité et à la forme du potentiel interatomique. Pour l’Invar et le diamant, les liaisons sont plus raides — α est plus petit ; pour des liaisons plus faibles, la distance moyenne croît davantage avec la température.