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Accueil/Gravité et orbites/Câble d’un ascenseur spatial

Câble d’un ascenseur spatial

Profil de tension selon l’altitude ; maximum près de l’orbite géostationnaire (modèle normalisé).

Modèle du câble (schéma)

9.2
0.35

Câble 1D en rotation : dT s’accumule vers l’extérieur comme la centrifuge moins la gravitation par unité de longueur. Unités normalisées (R_E=1, GM=1, GEO ~6,61 R_E) ; le graphe ramène la tension au pic = 1. Un projet réel : section variable, matériaux, dynamique.

Mesures

≈ altitude du pic381002km (échelle)

Graphiques

À propos du modèle

Le câble d’un ascenseur spatial va de la surface de la Terre au-delà de l’orbite géostationnaire. La tension dans une section équilibre le poids de la partie inférieure et fournit l’accélération centripète à la partie supérieure. Pour un élément dm, la contribution à dT/dr est proportionnelle à (ω² r − GM/r²), où ω est la vitesse angulaire de rotation de la Terre. À section constante, T(r) croît depuis l’ancrage jusqu’à un maximum à l’orbite géostationnaire (environ 36 000 km au-dessus de la surface), puis décroît vers le contrepoids. En dessous de l’orbite géostationnaire, l’attraction l’emporte sur la force centrifuge ; au-dessus, c’est l’inverse. Les distances sont ramenées au rayon terrestre, la tension au pic. La variation de section, l’atmosphère, la Lune et les charges latérales ne sont pas prises en compte.

Public : Licence : mécanique céleste et résistance des matériaux ; orbite circulaire et orbite géostationnaire.

Notions clés

  • tension
  • orbite géostationnaire
  • force centripète
  • paramètre gravitationnel
  • gravité effective
  • force centrifuge
  • câble de section constante

Comment ça marche

Dans le référentiel tournant avec la Terre, un câble vertical sent une gravitation qui diminue et une force centrifuge qui croît avec le rayon. En dessous de l’altitude géostationnaire, l’attraction l’emporte ; au-dessus, la force centrifuge. L’intégration de la charge linéique donne une tension maximale près de l’orbite géostationnaire. À l’écran — schéma du câble et graphe normalisé T(h). La variation de section, les limites du matériau et les forces latérales sont omises.

Formules

dT/dr ∝ λ (ω² r − GM/r²) (r vers l’extérieur, schéma)

Questions fréquentes

Pourquoi le maximum de tension est-il à l’orbite géostationnaire, et non à l’ancrage ?
En dessous de l’orbite géostationnaire, la Terre tire plus fort sur le câble que la rotation ne le « pousse » vers l’extérieur : la tension croît donc avec l’altitude. Au-dessus, la force centrifuge l’emporte et tire le câble vers l’extérieur, ce qui décharge la section. Au point où ω²r = GM/r², l’écart des forces est maximal — c’est le pic de T.
Le modèle signifie-t-il que le câble peut être aussi mince que l’on veut ?
Non. On calcule la tension par unité de section (la contrainte). Le pic fixe la résistance requise. Un câble réel serait sans doute épaissi près de l’orbite géostationnaire et aminci vers les extrémités. Ici la section est constante, pour que le profil T(h) se lise clairement.
Comment la rotation de la Terre entre-t-elle dans la tension ?
Elle fournit une force centrifuge opposée à l’attraction. Sans rotation, tout le câble suspendu devrait être porté par une tension de bas en haut. Avec la rotation, le poids effectif des tronçons hauts diminue, et le pic caractéristique apparaît à l’orbite géostationnaire.
Quelles difficultés réelles manquent au modèle unidimensionnel ?
Le vent et Coriolis sur une cabine en mouvement, les oscillations du câble, les collisions avec les débris, l’érosion par l’oxygène atomique, et un matériau au bon rapport résistance/densité. Ici, seul l’équilibre des forces le long du rayon.