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Accueil/Gravité et orbites/Points de Lagrange L1–L5

Points de Lagrange L1–L5

Potentiel effectif du problème circulaire restreint des trois corps ; points L1–L5 ; particule d’épreuve avec la force de Coriolis.

Rapport des masses

0.15

Particule d’épreuve

Problème circulaire restreint des trois corps, normalisé : M₁+M₂=1, distance 1, ω=1. Les couleurs sont le potentiel effectif U = −(1−μ)/r₁ − μ/r₂ − ½r². L1–L3 sur l’axe ; L4/L5 aux sommets de l’équilatéral. Le chemin rose inclut Coriolis dans le référentiel tournant (schéma).

Mesures

L₁ x0.5197
L₂ x-1.0623
L₃ x1.2703

À propos du modèle

Les points de Lagrange L1–L5 sont les positions d’équilibre d’une particule d’épreuve dans le problème circulaire restreint des trois corps. Deux corps massifs tournent sur des orbites circulaires ; dans le référentiel qui tourne avec eux, ils sont immobiles. Le potentiel effectif U = −(1−μ)/r₁ − μ/r₂ − ½(x²+y²) (normalisation M₁+M₂=1, distance 1, ω=1) additionne la gravitation et le terme centrifuge. L1–L3 sont des points-selles colinéaires ; L4 et L5 sont les sommets de triangles équilatéraux. Les équations du mouvement comprennent la force de Coriolis : ẍ = −∂U/∂x + 2ẏ, ÿ = −∂U/∂y − 2ẋ. La particule d’épreuve est sans masse, les orbites des corps principaux sont strictement circulaires, le mouvement est plan. On change μ = M₂/(M₁+M₂) ; on peut suivre la trajectoire près du point choisi.

Public : Mécanique céleste de licence : problème restreint des trois corps, dynamique orbitale.

Notions clés

  • points de Lagrange
  • problème circulaire restreint des trois corps
  • potentiel effectif
  • force de Coriolis
  • force centrifuge
  • référentiel tournant
  • constante de Jacobi
  • stabilité orbitale

Comment ça marche

Dans le référentiel tournant de deux masses en orbite circulaire, les cinq points de Lagrange sont les points critiques du potentiel effectif. L1–L3 sont sur la ligne des masses ; L4 et L5 forment des triangles équilatéraux avec les corps principaux. À l’écran : la carte de U_eff et une particule d’épreuve avec la force de Coriolis. Près de L4/L5, une libration est possible ; L1–L3 sont des points-selles : sans correction, la particule s’éloigne.

Formules

U_eff = −(1−μ)/r₁ − μ/r₂ − ½(x²+y²) (normalisation)
ẍ = −∂U/∂x + 2ẏ , ÿ = −∂U/∂y − 2ẋ (Coriolis)

Questions fréquentes

Pourquoi L4 et L5 sont-ils stables, et L1, L2 et L3 ne le sont-ils pas ?
Les points colinéaires L1–L3 sont des selles du potentiel effectif : un petit déplacement emporte la particule. Les points triangulaires L4 et L5 sont des maxima locaux de U_eff, mais si μ est assez petit, la force de Coriolis ramène la particule d’épreuve sur une orbite de libration. Si μ est grand (masses comparables), L4 et L5 perdent aussi la stabilité.
Place-t-on des satellites aux points de Lagrange ?
Oui. Le L1 Soleil–Terre convient aux observatoires solaires (SOHO). Le L2, au James-Webb : fond thermique stable, loin de la Terre. Les points colinéaires sont instables : les engins restent sur des orbites de halo grâce à de petites corrections.
Qu’est-ce que le potentiel effectif sur la carte ?
Ce n’est pas la gravitation seule, mais la somme des potentiels gravitationnels des deux corps et du terme centrifuge dans le référentiel tournant. Les points de Lagrange sont les points critiques de ce paysage : selles et extrema où le gradient de U est nul.
Pourquoi la trajectoire de la particule d’épreuve fait-elle tant de boucles ?
Le dessin est dans le référentiel tournant : outre −∇U, agit la force de Coriolis, perpendiculaire à la vitesse. Dans un référentiel galiléen, les mêmes chemins ressembleraient à des coniques perturbées autour des deux masses.