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Accueil/Gravité et orbites/Orbite géostationnaire

Orbite géostationnaire

Condition ω²r = GM/r² d’après le jour sidéral et le jour solaire ; vue dans le référentiel lié à la Terre et longitude du point subsatellite.

Rotation de la Terre et GEO

8
1.2×

Mesures

Rayon GEO r42164.2 km
Altitude35793.2 km
Vitesse circulaire3.075 km/s
Jour utilisé23.9345 h

À propos du modèle

L’orbite géostationnaire est celle d’un satellite qui reste au-dessus d’un même méridien à l’équateur : la vitesse angulaire de l’orbite coïncide avec la rotation de la Terre. Pour une orbite circulaire équatoriale, ω²r = GM/r², d’où r = (GM/ω²)^{1/3}. On prend ω d’après le jour sidéral (~23 h 56 min), et non d’après les 24 h solaires : en un jour solaire, la Terre tourne un peu plus que 360° à cause du mouvement annuel. La période sidérale donne une altitude d’orbite géostationnaire ≈ 35 786 km au-dessus de l’équateur. Si l’on injecte le jour solaire, ω est plus petit et r un peu plus grand. À l’écran — vue liée à la Terre : les méridiens tournent, le satellite et le nadir restent immobiles.

Public : Introduction à la mécanique orbitale après la vitesse circulaire et la troisième loi de Kepler ; à rapprocher du transfert de Hohmann et de l’ascenseur spatial.

Notions clés

  • orbite géostationnaire
  • jour sidéral
  • vitesse angulaire
  • problème à deux corps
  • point nadiral
  • rayon de l’orbite
  • rotation de la Terre

Comment ça marche

Orbite géostationnaire : ω²r = GM/r² pour une orbite circulaire équatoriale, r = (GM/ω²)^{1/3}. Le jour sidéral (~23 h 56 min) fixe ω pour l’immobilité au-dessus d’un méridien. Les 24 h solaires sont plus longues, donc ω plus petit et le r calculé un peu plus grand. La vue à l’écran est liée à la Terre : les méridiens tournent, le satellite et le nadir restent immobiles. Une case bascule la période T.

Formules

ω = 2π/T · r³ = GM/ω² · v = √(GM/r) · h = r − R⊕

Questions fréquentes

Pourquoi le jour sidéral, et non exactement 24 heures ?
En un jour sidéral, la Terre tourne de 360° par rapport aux étoiles lointaines. Le jour solaire est plus long : il faut tourner un peu plus pour que le Soleil se retrouve sur le même méridien. Pour « rester suspendu » au-dessus d’un point de la Terre, on prend la vitesse angulaire sidérale.
Si l’on prend par erreur ω = 2π/T pour 24 h solaires, le rayon de l’orbite géostationnaire augmente-t-il ou diminue-t-il ?
Il augmente : un T plus grand donne un ω plus petit, et r = (GM/ω²)^{1/3} croît lorsque ω diminue. L’altitude réelle de l’orbite géostationnaire vient du jour sidéral.
L’orbite est-elle réellement un cercle parfait ?
Non : perturbations de la Lune et du Soleil, champ terrestre non central (J₂), pression de radiation solaire ; les stations tiennent leur créneau par des corrections. Ici — cercle idéal et masse ponctuelle.
Est-ce la même orbite que celle de GPS ou de Starlink ?
Non. GPS — orbites moyennes, période de l’ordre de 12 h. Starlink — orbite terrestre basse. L’immobilité au-dessus d’un point n’existe qu’à l’équateur, à inclinaison nulle, avec ω égal à la rotation sidérale de la Terre.